Labels communautaires…oui !mais pour qui ?
Aujourd’hui les « majors » se partagent l’essentiel du marché de l’édition de disques. Universal Music, Sony-BMG, EMI et Warner Music représentent plus de 60 % du marché musical mondial. Afin de générer un maximum de bénéfice elles préfèrent miser sur des valeurs sûres. Dans ce contexte de marché oligopolistique les labels et petits groupes n’ont pas les moyens de lutter.
Si vous avez du talent et que vous sentez, au plus profond de vous même, que la musique est votre avenir, il existe maintenant de nouvelles voies pour vous faire connaitre.
Le web et le format numérique ont considérablement changé notre mode de consommation de la musique et ont largement contribué à la chute des ventes de disques. Néanmoins, ils ont crée un nouveau modèle économique ainsi qu’un nouveau circuit de distribution de la musique la « distribution online ». Nous retrouvons au cÅ“ur de ce système les magasins de musique en ligne tels que iTunes, VirginMega, Fnacmusic, Amazon Mp3 ou encore Myspace music.
De plus en plus d’artistes autoproduits sortent de l’ombre grâce ces webservices gratuits qui permettent une diffusion massive et rapide. Ces plateformes commerciales de musique en ligne peuvent se révéler très pratiques pour se faire connaitre mais il faut réussir à attirer leur attention.

Myspace (que vous connaissez tous déjà )
MySpace est un site internet de réseau social fondé aux États-Unis qui permet à ses membres d’avoir leur blog, de diffuser des informations personnelles, des messages, des photos, des vidéos et de la musique. Cette plateforme très en vogue pour ces nombreuses pages internet de groupes de musique et de DJs qui y emmagasinent leurs compositions musicales a lancé sa plateforme musicale. Mspace et tous les autres réseaux communautaires sont des solutions incontournables pour promotionner vos Å“uvres. Toutefois ils ne suffiront pas à retenir l’attention des distributeurs numériques qui répondent au nouveau mode de consommation de la musique.
Il existe une solution qui à pour nom « agrégateurs » de contenus musicaux qui vous servira d’intermédiaire avec les plates-formes de distribution. Les agrégateurs sont des webservices assimilés à des grossistes de musique numérique qui distribuent à l’ensemble des plateformes de téléchargement la musique de son catalogue. Leur mission est de mettre en relation les artistes autoproduits ou les petits labels avec les plateformes de téléchargement légales. Parmi tous les acteurs de ce nouveau marché nous retrouvons une société Française, Believe.
Believe Digital est le premier distributeur numérique d’artistes et de label indépendant en Europe. Il a signé un accord avec des grandes plateformes distribution numérique telles que VirginMega, Itunes et d’autres plateformes à l’étranger. Son réseau s’étend également, avec les opérateurs mobiles et les services de sonnerie.
La rémunération
L’encodage des morceaux au format de distribution requis par les différentes plateformes de téléchargement est gratuit comme pour ses concurrents. Believe se rémunère uniquement sur les ventes avec les taux de reversement qui varient en fonction du niveau de développement de l’artiste. En accord direct avec les distributeurs numériques il propose une rémunération plus attractif que les majors. Cette rémunération varie entre 50% et 70% pour l’artiste sur un morceau à 0,99 €. Ce prix final est fixé par les plates-formes de téléchargement.
Nous voyons également fleurir sur le web des labels communautaires: Spidart, My Major Compagny, NoMajorMusik, produce my live et Yakamusic pour la France. Ces labels musicaux sur internet utilisent un modèle de financement communautaire de la musique basé sur un protocole PPP (Participer, Production, Partage). Un modèle économique web 2.0 où tout le monde y trouve son compte.
Le label offre un espace de diffusion à l’artiste. Ensuite, celui-ci met en ligne ses meilleurs morceaux pour permettre au public de le découvrir. Les internautes « co-producteur » découvrent en avant-première « les sons » (les chansons) que leur proposent les artistes. Ils misent financièrement sur ceux qui leurs semblent avoir le plus de talent. Lorsqu’un groupe, un artiste ou encore un morceau de musique atteint le niveau maximum des mises ou des parts, le label s’engage à le produire, le diffuser et le promouvoir.
Même-ci ces labels partagent ce même modèle ils utilisent des concepts différents que nous tacherons de définir dans le tableau ci-dessous.
L’exemple de My Major Compagny, No major musik et Produce my live nous suffirons pour comprendre les différents concepts que nous trouvons sur le marché du E-label.
| Label: |
My major Compagny | No Major Musik |
Produce My Live |
| Participation : | Les artistes sont dans un premier temps sélectionnés par NMC. Puis les internautes achètent des parts de l’artiste qu’ils aimeraient promouvoir. Une part coût 10 euros. | Ouvert à tous les artistes. Les artistes mettent en ligne leur maquette. Puis les internautes misent entre 6 à 900 euros sur les artistes qu’ils aiment et qu’ils souhaitent soutenir. | Il n’y a pas de sélection d’entrée, tous les artistes peuvent déposer au moins 3 de ses compositions propres. Puis les internautes achètent des parts de l’artiste qu’ils aimeraient promouvoir. Une part coût 10 euros. |
| Production : | Un artiste représente 7000 parts soit 70 000 d’investissement. Une fois que toutes les parts d’un artiste sont achetées, il enregistrera un album qui sera commercialisé par le label. | Dès que la chanson à récolté 3000 euros, direction les studios pour l’enregistrement d’un single qui sera vendu en mp3 sur les plates-formes de téléchargement légales. | avant tout de faire monter les artistes sur scène, de les confronter au public. |
| Partage : | les internautes-producteurs touchent, au prorata de leur contribution, 30 % des recettes nettes encaissées par My Major Company. | Artiste (40%), internautes (40%) et (20%) pour le label | 40% des gains générés seront reservés aux co-producteurs et des produits qui en découlent. Il a un droit à un titre exclusif… |
On peut toutefois remarquer qu’actuellement, seuls les artistes de variété française, de rock et de R’n'B arrivent à profiter de cette aubaine. Le formatage culturel en France métropolitaine est tel que les artistes promouvant des genres musicaux différents ne parviennent pas encore à émerger.
A partir de ce constat, pensez-vous que les labels communautaires français parviendront, avec le temps, à briser ce carcan ou que les musiciens de genres moins « passe-partout » devront se tourner vers l’étranger ?
rendez-vous dans quelques années…
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Labels communautaires…oui !mais pour qui ?: Aujourd’hui les « majors » se partagent l’essenti.. http://bit.ly/1Mx50a