Une Brève histoire des musiques de la Martinique… | E-Mag Events

Une Brève histoire des musiques de la Martinique…

360 5 201x300 Une Brève histoire des musiques de la Martinique...

On ne peut pas concevoir les Antilles sans la musique, qui associée aux chants et aux danses, rythment tous les instants joyeux ou tristes de la vie.
Fruit du brassage culturel, de la pénétration mutuelle des influences Africaines, Européennes et Américaines, du mélange des sons, les musiques antillaises doivent à ce profond et constant métissage leur extrême variété et richesse.
En fait, toute la culture musicale antillaise vient du « GWO KA » et du « BEL AIR

tambour 150x150 Une Brève histoire des musiques de la Martinique...La musique première jouée en Martinique par le peuple est née des rythmes des tambours provenant en grande partie d’Afrique. En effet, les antillais sont des descendants d’Africains importés aux Antilles pour cultiver la canne a sucre( c’est la période du commerce triangulaire).Les Esclaves, les Affranchis dansaient au son des tambours et du « TI BWA ».
Saint-Pierre était alors la capitale culturelle, politique, et commerciale la Martinique.
Elle domiciliait le Gouverneur et la Grande Bourgeoisie. C’est ainsi que la Mazurka vit le jour. Une musique originale née des rythmes Africains et des musiques Européennes. Elle est jouée grâce à la présence de percussions, de violons ainsi que de cuivres.
C’est le début de la musique folklorique créole.

Dans les années 60, pendant l’avènement des paillotes, un autre courant musical fait irruption en Martinique: « LE COMPAS ».
Les orchestres se « haïtianisent ». Ils y ajoutèrent des tempos tel que « La BIGUINE »; c’est la naissance du « ZOUK ».

A l’origine, le ZOUK,(contraction de Mazouk) désignait une fête populaire antillaise de campagne animée d’un orchestre constitué d’un accordéon, d’un tambour, de maracas, et d’un triangle. De nos jours, le terme « Zouker », devenu populaire, signifie danser.
Si les premiers morceaux de zouk furent enregistrés a la fin des années 70,le Zouk n’en reste pas moins l’apanage du groupe formé dans les années 80: KASSAV’.

Un tronc d’arbre recouvert d’un peau de cabri, un fût d’éssence martelé, une boite pleine de noyaux, une clarinette ou une trompette, et le bal peut commencer!
Ici tout est bon pour faire de la musique.

Européens et Africains ont apporté aux Antilles leurs traditions et leur cultures. Additionnées et remodelés au contact du nouveau pays et de la société nouvelle, elles ont données naissance à une culture originale.
Parmi ses expréssions les plus caractéristiques, la musique et la danse des Antilles qui ne sont plus ni Africaines ni Européennes mais belles et bien créoles.
Les traditions du tambour du ti-bwa, du bel air, du ladja, du danmyé(danse du combat), des refrains populaires du chouval bwa (manège), persistent avec autant de force que celle de la mazurka, de la valse, de la haute tailles, qui animent toujours certaines réunions du Nord ou du Sud de l’île, ainsi que les fêtes patronales des différentes communes.

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